BECCARIA IV

par Michel Porret
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« Le frein le plus puissant pour arrêter les crimes n’est pas le spectacle terrible mais momentané de la mort d’un scélérat, c’est le tourment d’un homme privé de sa liberté, transformé en bête de somme et qui paie par ses fatigues le tort qu’il a fait à la société. Chacun de nous peut faire un retour sur lui-même et se dire : « Moi aussi je serai réduit pour longtemps à une condition aussi misérable si je commets de semblables forfaits » (Des délits et des peines, xxviii, « De la peine de mort »).

Parution
2018

Résumé du livre - Beccaria IV

« Le frein le plus puissant pour arrêter les crimes n’est pas le spectacle terrible mais momentané de la mort d’un scélérat, c’est le tourment d’un homme privé de sa liberté, transformé en bête de somme et qui paie par ses fatigues le tort qu’il a fait à la société. Chacun de nous peut faire un retour sur lui-même et se dire : « Moi aussi je serai réduit pour longtemps à une condition aussi misérable si je commets de semblables forfaits » (Des délits et des peines, xxviii, « De la peine de mort »).

Récusée par Beccaria, contraire aux droits naturels, la peine de mort est à la vie ce que l’esclavage est à la liberté individuelle. Depuis la publication en 1764, à Milan, du Dei delitti e delle pene, l’abolitionnisme est universellement discuté selon ses enjeux moraux, philosophiques, politiques, juridiques et « criminologiques ».

Après les dossiers sur la mort pénale (2015), la patrie de Beccaria (2016) et la coopération judiciaire (2017), le quatrième numéro de Beccaria. Revue d’histoire du droit de punir s’organise autour de l’abolitionnisme : peine capitale, esclavage, guerre, prostitution. Pour en mesurer les convergences et les similitudes, mais aussi les continuités et les ruptures paradigmatiques, il croise les cultures de l’abolitionnisme qui au nom de la dignité des êtres humains et des droits de l’homme condamnent la mort pénale et l’esclavagisme.

Ce volume revient aussi sur Cesare Lombroso autour de la « femme criminelle et la prostituée » et inaugure un volet historiographique du moment Beccaria, avec un texte pionnier (1948) que le pénaliste humaniste Jean Graven consacre au réformateur milanais dans le prisme du libéralisme pénal des Lumières.

Sommaire du numéro:

Michel PORRET - Éditorial

Olivier GRENOUILLEAU - La grande moralisation du monde : regard sur l'ère abolitionniste (vers 1760-1930)

Elisabeth SALVI - « Tout est ici violé, la justice, l’utilité publique, l’humanité ». L’abolitionnisme universaliste de Jacques-Pierre Brissot (1780-1793)

Frédéric CHARLIN - La mort civile, négation ultime de la personnalité juridique sous le Code Napoléon

Morgan GUYVARC'H - Victor Hugo : abolir l’esclavage et la peine de mort

Jean-Michel GUIEU - Abolir la guerre. De l’espoir de la « paix par le droit » à la mise de la guerre « hors la loi » (fin XIXe siècle – fin des années 1920)

Roger BOTTE - Les combats pour l’abolition de l’esclavage, XXe-XXIe siècle

Plus d’information
AuteurMichel Porret
EditeurGeorg éditeur
ISSN2297-3311
Nombre de pages319
Parution1 mars 2018